Publié le 17 Décembre 2014

Je profite de l’Exposition qui a lieu au Grand Palais à Paris (du 17 septembre 2014 au 2 février 2015) pour aborder dans ses grandes lignes le thème de Niki de Saint Phalle.

 

Niki de Saint Phalle

Niki de Saint Phalle, née Catherine Marie-Agnès Pal de Saint Phalle, le 29 octobre 1930 à 6h40, à Neuilly-sur-Seine (Source Niki de Saint Phalle - Editions Hatje p. 288).
Avec son Soleil conjoint à l’Ascendant en Scorpion, elle est fortement marquée par ce signe. On sait que l’énergie Scorpion revendique son droit à l’existence, elle l’affirme clairement : « Je passerai ma vie à prouver que j’avais le droit d’exister » c’est ainsi qu’elle traverse régulièrement des zones d’Ombres et de Lumières. On note que l’un des maîtres du Scorpion : Pluton (ici dans le signe du Cancer) est conjoint à Jupiter qui sert d’amplificateur à son monde émotionnel « Ma quête de l’infini m’amenait au bord du gouffre » (réflexion illustrant bien cette conjonction Jupiter - Pluton). C’est sans doute Uranus en Bélier en aspect tendu à cette conjonction qui lui a permis de tracer sa voie en surmontant les obstacles qui auraient pu l’anéantir. Mars l’autre maître du Scorpion est en Lion (domicile du Soleil) il est aussi sa planète la plus haute, elle lui doit son côté battant, il lui a permis de relever les différents défis qui n’ont pas manqué de jalonner sa vie : « Toute ma vie j’apprendrai à aimer le danger, le risque, l’action ». Il est sans doute à l’origine de sa période de TIRS (printemps 1961) : « Je me mis à faire passer ma violence dans mon œuvre ». Uranus en fin de la Maison V quasiment en pointe de la Maison VI en Bélier : c’est une rebelle, une anticonformiste, une combattante indépendante et autodidacte. N’ayant pas reçu de formation théorique, elle intègre avec bonheur dans son univers toutes ses trouvailles, sans être embarrassée par le sens des valeurs que l’on inculque aux étudiants. Elle a une connaissance intuitive. Son intuition est due à sa dominante de l’élément Eau : son Soleil et son Ascendant en Scorpion ainsi qu’à sa conjonction Jupiter - Pluton en Cancer qui la connectent au monde invisible. Sa Lune en Verseau tenue par Uranus lui inspire sans doute ses nouvelles visions de la déesse mère : « Je voulais inventer une nouvelle mère, une déesse mère, et dans ses formes renaître » (à StockHolm création de la gigantesque Nana pénétrable : Hon – « Elle » en suédois – elle fut détruite à la fin de l’exposition). Saturne en Capricorne (le grand solitaire) en pointe de sa Maison III (secteur de la communication) « La solitude m’est aussi nécessaire à ma création que l’air à mes poumons ». Avec son Mercure maître de sa Maison VIII en Maison XII, elle s’intéresse au monde caché, à l’ésotérisme avec son Jardin des Tarots (à Garavicchio près de Capalbio en Toscane du Sud, construit sur un ancien site étrusque). Son intérêt se porte aussi sur la mythologie et les symboles universels. Sa déclaration : « Oui je volerai le feu » nous rappelle le mythe de Prométhée. Ses Lunes Noires en Maison IV peuvent laisser entrevoir une « image - père » blessée, défi qu’il lui faut surmonter.

L’hommage posthume au Grand Palais

Il est particulièrement intéressant de noter que l’exposition au Grand Palais n’est pas le fruit du hasard, elle a commencé juste lorsque Jupiter et les Lunes Noires Transitent son Milieu du Ciel en Lion, signe de la consécration et de la « Reconnaissance de son œuvre » à grande échelle. Uranus repasse sur son Uranus Natal dans sa Maison VI : Il permet à son talent d’artiste original et d’avant-garde (à l’époque elle sortait des sentiers battus) d’être de nouveau apprécié à sa juste valeur. Quant à l’inversion de ses Nœuds Lunaires : le passage du Nœud Nord dans sa Maison XII sur son Nœud Sud natal, laisse percevoir la dimension universelle de sa création que ce soit « la déesse mère » ou son jardin des Tarots (elle s’est inspirée des 2 jeux de tarots : le jeu de Rider Waite créé en Angleterre en 1910 et le Tarot de Marseille).

Bibliographie : 

Niki de Saint Phalle – Pontus Hultén – Editions Verlag Gerd Hatje - 1999

Niki de Saint Phalle et le Jardin des Tarots – Jill Johnston  Marella Caracciolo Chia  Giulio Pietromarchi – Editions Hazan

 

Rappel des différentes étapes de sa biographie

Peintre sculpteur

Elle appartient à une famille aristocrate de banquiers franco-américains.

Elle est la 2ème de 5 enfants 

Père appartenant à une famille de banquier qui est ruiné avec le Crack de 29

Rapport incestueux avec le père

Mannequin pour Vogue et elle est inscrite à un cours d’art dramatique 

A 19 ans le 6 juin elle épouse Harry Mathews à New York

1951 Elle a une fille Laura  le 23 avril 

1953 Grave dépression nerveuse et commence à peindre

1955 Elle a son fils Philip né le 1er mai, c’est aussi l’année où elle découvre l’architecture d’Antonio Gaudi au Parc de Güell .

En 1956 elle fait la connaissance de Jean Tinguely qu’elle épousera le 13 juillet 1971

En 1960 elle se sépare de Harry Mathews, elle participe  au mouvement des Nouveaux Réalistes avec Yves Klein, Arman césar, Jean Tinguely…. 

Fin 1960 elle s’installe avec Jean Tinguely

1963 Ils achètent l’Auberge du Cheval Blanc à Soisy-sur-Ecole dans l’Essonne

1965 Ses Nanas dansantes, volumineuses et voluptueuses

1969 3 maisons dans le sud de la France : « Le Rêve de l’Oiseau »

1978 Début du Jardin des Tarots à Garavicchio en Toscane

1980 Grande Rétrospective au Centre Georges Pompidou.

1982 Fontaine Stravinsky près du Centre Pompidou

1983 Elle s’installe à l’intérieur de l’Impératrice.

1985 Le Magicien - la Tour -  l’Impératrice et la Papesse

1986 Elle participe à l’association contre le sida AIDS

1991 Le Temple Idéal et mort de Tinguely en Août

1994 Elle s’installe à San Diego en Californie

1997 L’ange Protecteur sculpture dans la gare de Zurich

1998 Le 15 mai inauguration du Jardin des Tarots

2002 Le 21 Mai mort à San Diego Californie d'insuffisance respiratoire due à la toxicité des produits utilisés dans ses sculptures

 

 

 

Rédigé par Dominique

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